Guides pratiques · publié le 19/08/2026 · Belgique
Migrer sa comptabilité vers comptik : le guide par logiciel
Changer de logiciel comptable ne veut pas dire repartir de zéro. Vos données vous appartiennent, et chaque logiciel belge sait produire de quoi les emporter : la balance, l'historique des écritures et les factures encore ouvertes. Avec ces trois éléments, comptik reconstruit votre dossier, même en pleine année, et contrôle l'équilibre au centime avant de comptabiliser quoi que ce soit.
Ce qui change d'un logiciel à l'autre, c'est la façon d'exporter et ce qui se reprend vraiment. WinBooks, Sage BOB 50, Exact Online, Octopus, Horus et Odoo ne sortent pas leurs données de la même manière, et certains éléments comme l'analytique, le lettrage ou les pièces scannées se perdent facilement si on ne les vise pas. Ce guide donne d'abord la méthode commune, puis une section par logiciel avec son format d'export réel, ses points de reprise et ses pièges.
Aller directement à votre logiciel : WinBooks · Sage BOB 50 · Exact Online · Octopus · Horus ou Falco · Odoo
La méthode, la même pour tous
Quel que soit le logiciel de départ, la bascule suit trois temps.
- Fixez la date de bascule : la fin de votre dernière période TVA déposée (fin de trimestre pour la plupart des petites structures). La méthode détaillée est dans notre guide Changer de logiciel comptable en cours d'année.
- Rassemblez trois choses à cette date : la balance des comptes (elle devient votre balance d'ouverture), l'historique des écritures (pour garder le détail), et les factures clients et fournisseurs encore ouvertes (avec leur échéance, pour que les relances repartent immédiatement).
- Importez dans comptik : Configuration puis « Migrer depuis un autre logiciel ». comptik détecte les colonnes, affiche une prévisualisation (nombre de pièces, période, journaux, types), contrôle l'équilibre au centime, et vous confirmez. L'historique déjà déclaré n'emporte aucune grille TVA, vos prochaines déclarations restent propres, et tout reste annulable en un clic.
Ce qui se reprend, ce qui se perd
Sur les six logiciels, la même liste revient. Se reprend bien : le plan comptable, les tiers (avec numéro de TVA et IBAN), la balance, les écritures détaillées et le solde restant dû des factures ouvertes. À surveiller de près : l'analytique et le lettrage, car ils sont souvent stockés dans un fichier ou un champ distinct des écritures, et les pièces jointes scannées, qui vivent hors des tables comptables. Ces éléments ne suivent pas un simple export de balance. Il faut soit les viser explicitement, soit accepter de repartir des soldes ouverts, ce que comptik sait faire proprement.
Migrer depuis WinBooks
WinBooks existe en deux versions dont l'export diffère. En WinBooks Classic (poste de travail), l'export Excel des listes sort la balance, les historiques, les balances âgées, le plan comptable et les tiers (aide WinBooks, Export Excel), et le transfert fiduciaire génère un fichier de dossier complet dont les écritures portent les colonnes DBKCODE (journal), DOCNUMBER (pièce), ACCOUNTGL (compte) et AMOUNTEUR (montant signé, débit positif et crédit négatif), reconnues telles quelles par l'import comptik. En WinBooks on Web, la fonction « Exporter toutes les données » sort les mêmes tables en CSV ou Excel, avec un délimiteur réglable.
Le piège WinBooks : l'analytique se trouve dans un fichier séparé et le lettrage dans des champs dédiés (le numéro de rapprochement des écritures). Un export de la seule balance les laisse derrière. Les documents scannés, eux, sont rangés dans des sous-dossiers et non dans les tables : un export Excel ou CSV ne les emporte pas, seul le transfert fiduciaire complet peut les récupérer.
Migrer depuis Sage BOB 50
BOB 50 dispose d'un module dédié, Comptabilité & Finance puis Utilitaires, Échange de données, Exportation de la comptabilité, qui sort les principales tables d'une ou plusieurs années fiscales au format Excel ou Advantage, empaquetées dans un fichier .zip (aide Sage BOB 50, Exportation). Le complément BOB-ole aspire directement vers Excel les fichiers de base, les mouvements (soit l'historique des écritures) et l'échéancier clients et fournisseurs, qui tient lieu de balance âgée.
Deux pièges. Le lettrage est conservé dans une table d'apurement à part : s'il n'est pas repris, tous les postes ressortent ouverts chez le nouveau logiciel. Et le module FAIA de BOB 50 répond à une obligation luxembourgeoise (le contrôle de l'Administration de l'enregistrement et des domaines), il n'est pas la voie d'export à utiliser pour une comptabilité belge. Pour comptik, l'export Excel du module de comptabilité suffit.
Migrer depuis Exact Online
Exact Online conserve son menu Import/Export, sous le nom de l'administration, d'où les écritures financières, le plan comptable et les tiers sortent en CSV, Excel, TXT ou XML (documentation Exact Online). Les factures ouvertes se récupèrent par l'export des transactions débiteurs et créditeurs, dans les résultats des modules Ventes et Achats. Pour comptik, choisissez le CSV.
Le piège Exact : le fichier d'audit XAF que propose le logiciel est un format néerlandais. La Belgique n'impose pas de fichier d'audit national équivalent, ne bâtissez donc pas votre reprise dessus. L'export CSV des écritures, complété par la balance et les factures ouvertes, couvre l'essentiel. Côté banque, comptik reprend vos extraits au format belge CODA.
Migrer depuis Octopus
Dans Octopus, le bon chemin pour partir est Listes puis Exporter : il sort en une sélection les journaux, les balances et les historiques en PDF, Excel ou CSV (manuel Octopus, Menu Listes, Exporter). Le plan comptable et les tiers s'exportent de leur côté depuis le menu Gestion, aux mêmes formats.
Le piège Octopus est un menu mal nommé. « Comptabilité puis Exporter » ne produit pas un fichier universel de vos données : il alimente des passerelles précises (Accon, Sofista pour le dépôt des comptes à la BNB, Companyweb). Beaucoup le cherchent là et concluent qu'Octopus n'exporte rien, alors que l'export bureautique se trouve sous Listes. L'échange entre fiduciaires, lui, passe par le service web d'Octopus. Comme le lettrage et les centres de frais ne sont pas garantis dans un export CSV simple, mieux vaut vérifier la reprise sur un dossier test.
Migrer depuis Horus ou Falco
Ici, la première question est de savoir qui détient quoi. La comptabilité complète (écritures, balance, clôtures) vit dans Horus, tenu par votre fiduciaire. Falco est l'application de l'entrepreneur : factures, documents, trésorerie, et depuis peu une version autonome tournée vers la facturation électronique. Vous n'exportez donc généralement rien vous-même : vous demandez à votre professionnel la balance, l'historique des écritures et les factures ouvertes à la date de bascule.
Un point de méthode honnête : la documentation publique de Horus détaille surtout le format d'entrée de ses connecteurs (code journal, date, compte, pièce, débit, crédit, lettrage, codes analytiques), et l'export sortant se produit en pratique par la fonction Import-Export Excel ou l'API, côté fiduciaire. Si votre comptable tarde, sachez que votre comptabilité vous appartient : l'ITAA rappelle que retenir le dossier d'un client pour des honoraires impayés est un manquement disciplinaire (Blog ITAA), et qu'un inventaire daté doit accompagner le transfert du dossier.
Migrer depuis Odoo
Odoo offre la voie la plus directe : son API externe. comptik se connecte à Odoo (y compris odoo.com), lit vos écritures validées en lecture seule et reconstruit le dossier belge, plan de comptes PCMN compris. La clé se crée dans Odoo par l'avatar en haut à droite, Préférences, onglet Sécurité du compte, Nouvelle clé API. Ce chemin est inchangé sur la version courante, Odoo 19 (documentation Odoo 19.0).
Deux réserves à connaître. Sur Odoo Online, l'API externe n'est ouverte que sur le plan Custom ; les plans One App Free et Standard ne l'exposent pas, et il faut alors passer par l'export manuel classique (bouton Exporter d'une liste, en CSV ou Excel). Ensuite, le montant restant dû de chaque facture doit être repris tel quel pour que les factures ouvertes gardent leur solde, tandis que le lettrage et l'analytique passent mal en CSV à plat. C'est justement là que la lecture par API vaut mieux que l'export manuel, et comptik privilégie cette voie quand elle est disponible.
Ensuite : factures encodées par l'IA, TVA belge préparée grille par grille, Peppol natif, relances automatiques. Albert, l'assistant intégré, vous accompagne pendant la migration si un export coince.
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Questions fréquentes
Peut-on migrer en cours d'année ? Oui. La balance à la fin de votre dernière période TVA déposée devient la balance d'ouverture, l'historique est importé pour le détail, la période en cours est encodée dans comptik, et la déclaration TVA suivante sort complète.
Qu'est-ce qui se perd le plus souvent ? L'analytique, le lettrage et les pièces scannées, parce qu'ils sont rangés à part des écritures. comptik reprend les soldes ouverts proprement et vous prévient de ce qui n'a pas suivi, plutôt que de le laisser filer en silence.
Mon logiciel n'est pas listé ? Tant qu'il sait exporter la balance, les écritures et les factures ouvertes en Excel ou CSV (journal, pièce, date, compte, débit, crédit), la reprise fonctionne. Voir aussi quel logiciel de comptabilité choisir en Belgique et combien coûte un comptable.
Yves d'Audiffret, comptik. Publié le 19 août 2026.
Autres guides
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- Questions fréquentes sur comptik
Sans engagement juridique : information générale, à jour au 19/08/2026. WinBooks, Sage, BOB 50, Exact, Exact Online, Octopus, Horus, Falco et Odoo sont des marques de leurs titulaires respectifs, citées uniquement pour désigner les logiciels concernés ; comptik n'est ni affilié ni partenaire de ces éditeurs. Les chemins d'export renvoient à la documentation officielle de chaque logiciel, susceptible d'évoluer.